Qu'est-ce-qu'un Cancer

Un organisme humain est composé d'environ 60 000 milliards de cellules. La juxtaposition de cellules du même type forme un tissu qui a une fonction spécifique (ex : le muscle, le foie...). Il existe 200 types de cellules différentes qui sont chacune capable de fonctions très diverses. Malgré ce nombre exorbitant de cellules, un ordre rigoureux règne dans l'organisme humain.
Les cellules sont soumises à un renouvellement constant : régulièrement, une partie d'entre elles meurent, remplacées par de nouvelles. Ainsi, au cours du temps, les tissus conservent leur forme et leur fonction respectives.

Le cancer, lui, provient d'un déséquilibre de ce renouvellement. Il est dû à la prolifération anarchique d'une cellule "transformée", "anormale". Cette prolifération échappe à l'homéostasie.
Il faut noter que cet événement reste rare : chez un homme de 50 ans, il est né environ 100 millions de cellules et ce n'est que chez 1 individu sur 3 que l'une de ces cellules provoquera un cancer.

Ainsi, pour comprendre la maladie cancéreuse, il faut d'abord étudier la cellule et les mécanismes qui président au contrôle de la division cellulaire.

 


Le cancer tue généralement en provoquant des métastases qui perturbent le fonctionnement des organes dans lesquels elles se développent (cerveau, poumon, foie…).

Quand ces tumeurs sont rapidement diagnostiquées, elles peuvent être guéries par des traitements locorégionaux (chirurgie et / ou radiothérapie).

Quand le cancer est à un stade de dissémination métastatique, des traitements comme la chimiothérapie, l'hormonothérapie ou l'immunothérapie sont employés par le médecin pour lutter contre le cancer en phase de généralisation.

Principe et but de la chimiothérapie
Les traitements par chimiothérapie consistent à injecter, le plus souvent par voie intraveineuse, des substances chimiques. Ils s'utilisent dans le cas de métastases ou de cancers non localisés, comme ceux qui atteignent les globules blancs. Le but de la chimiothérapie est d'enrayer ou de ralentir l'évolution de la prolifération des cellules tumorales. Les médicaments employés tuent les cellules en agissant sur l'ADN, sur l'ARN ou sur les protéines des cellules, pour bloquer certaines étapes de la division cellulaire : ceux qui agissent sur l'ADN peuvent se coupler à ses bases, s'intercaler entre elles et ainsi ouvrir la double hélice ou provoquer la formation d'oxygène, qui casse le filament d'ADN. Certains médicaments interviennent dans la synthèse des macromolécules protéiques, d'autres bloquent l'action d'enzymes chargés de réparer les cassures de l'ADN.


Place de la chimiothérapie dans la
stratégie des traitements anticancéreux

La chimiothérapie doit s'intégrer dans une stratégie thérapeutique définie dès le diagnostic et basée sur un bilan d'extension précis du cancer. La chimiothérapie comporte souvent plusieurs molécules associées.
Une chimiothérapie peut être prescrite :

avant le traitement locorégional : C'est la chimiothérapie préopératoire ou néo-adjuvante. Elle permettrait d'intervenir après avoir fait diminuer le volume de la tumeur, ou fait disparaître des métastases afin de limiter la mutilation chirurgicale. Le bénéfice de cette stratégie en manière de survie n'est pas encore bien déterminé pour de nombreuses tumeurs.


après le traitement locorégional: C'est la chimiothérapie adjuvante ou post-opératoire. Elle intervient quand les chances statistiques de guérison de certains cancers sont très faibles ou nulles.


en phase métastatique: Elle a un objectif curatif si les tumeurs sont chimiosensibles ou palliatif, elle vise alors à allonger la durée de survie ou à améliorer le confort par diminution des phénomènes inflammatoires ou compressifs.


Les effets secondaires de la chimiothérapie

Les complications possibles La chimiothérapie s'attaque à toutes les cellules de l'organisme en cours de division. Le traitement agit en particulier sur les cellules cancéreuses qui se divisent plus vite que les cellules normales. Cependant, celles-ci ne sont pas épargnées et cela provoque des effets secondaires dans un délai moyen de sept à quatorze jours : la chute des cheveux quand le traitement détruit des cellules du cuir chevelu, des diarrhées et des vomissements quand il détruit certaines cellules de l'appareil digestif. Tous ces effets disparaissent à l'arrêt du traitement. On peut aussi observer des complications hématologiques(leucopénie, thrombopénie, anémie), infectieuses (fièvre), rénales, métaboliques ainsi que des complications à moyen ou long terme(cardiaque, pulmonaire, neurologique, auditive) qui peuvent imposer l'arrêt des produits responsables. La fréquence des complications est variable selon les produits. Pour diminuer les effets néfastes des substances thérapeutiques, les équipes médicales ont mis au point un procédé permettant de les diffuser très lentement dans l'organisme, grâce à des petits réservoirs portables, ou "pompes".


La destruction des cellules de la moelle osseuse Quand certaines tumeurs résistent à la chimiothérapie, les médecins sont obligés d'augmenter les doses de médicaments. Les produits s'attaquent aux cellules de la moelle osseuse, cellules mères des globules rouges, qui assurent le transport de l'oxygène dans les tissus, et des globules blancs, responsables des défenses de l'organisme contre les infections. La destruction des cellules de la moelle est donc particulièrement dangereuse pour l'organisme. Les médecins résolvent le problème en prélevant de la moelle osseuse sur le malade avant le traitement et en la congelant pour la conserver. Ils injectent ensuite les fortes doses de médicaments au malade puis, lorsque le nombre de globules commence à diminuer, ils lui réinjectent ses propres cellules de moelle après décongélation : c'est la technique d'autogreffe de moelle.


Mécanismes de défense des cellules cancéreuses
face à la chimiothérapie

La chimiorésistance Les cellules cancéreuses peuvent développer des mécanismes de défense à la chimiothérapie et devenir résistantes au médicament utilisé. Ces phénomènes commencent à être bien connus. Ils sont dus à la production par les cellules cancéreuses de protéines particulières dont le rôle serait soit d'accélérer la sortie des médicaments de la cellule soit d'empêcher leur action. Quand les cellules tumorales ne sont plus détruites par la substance chimique habituellement employée, le médecin change de médicament.

Conclusion:
Les perspectives d'évolution de la chimiothérapie La chimiothérapie est une arme majeure dans l'arsenal du traitement contre les cancers. D'immenses progrès ont été enregistrés. En association avec la chirurgie ou la radiothérapie, elle augmente la probabilité de guérison. Cependant, il faut reconnaître que la chimiothérapie est en échec devant les tumeurs solides les plus fréquentes dans les sociétés occidentales : cancer du sein, du poumon, de la prostate, tumeurs digestives et urinaires…

Mais des perspectives encourageantes s'ouvrent devant nous car :






la chimiothérapie classique est en perpétuelle amélioration.
l'accroissement des doses de chimiothérapie permet d'augmenter son efficacité sur certaines tumeurs.
les chercheurs ont une meilleure connaissance des mécanismes de la chimiorésistance ce qui permet d'envisager de nouvelles stratégies de lutte.
la recherche de nouveaux médicaments se poursuit activement.

 


La radiothérapie, contrairement à la chimiothérapie, est un traitement local pendant lequel des rayons sont délivrés sur une zone précise en préservant le plus possible les tissus sains. Mais ces derniers sont également lésés, provoquant alors des complications. Il faut donc trouver les doses suffisantes pour détruire la tumeur sans altérer les tissus sains environnants.

La radiothérapie peut être utilisée après la chirurgie, il s'agit alors d'une radiothérapie adjuvante destinée à prévenir la réapparition locale de la maladie. On peut également être amené à irradier d'autres régions si l'évolution de la maladie le nécessite.
La radiothérapie peut être utilisée seule, en association ou après une chimiothérapie.


La mise en place de la radiothérapie

Vous rencontrez en consultation un radiothérapeute qui vous expliquera les zones à traiter, la durée et le rythme des séances.

La première consultation appelée « centrage » a pour but de repérer la région à irradier la plus adaptée appelée « champ d'irradiation », de déterminer votre position pendant le traitement et la technique d'irradiation. Cette consultation est aussi appelée planification de traitement.
























La dose des rayons doit être maximale sur le volume cible mais aussi minimale au niveau des organes de voisinage (peau...) afin de limiter leur irradiation.

Des clichés radiologiques précis seront réalisés par le simulateur, qui est un appareil possédant les mêmes caractéristiques que l'appareil de traitement. Le simulateur détermine le volume à irradier pour s'assurer que les rayons l'atteignent avec précision tout en préservant les tissus sains des organes avoisinants. Lors de cette séance de nombreuses mesures seront prises dans la position exacte où vous serez installé lors de chaque séance. Il est possible que des moyens de contention adaptés à votre situation particulière soient construits dans le but de reproduire parfaitement à chaque séance le traitement calculé pour vous.

La zone irradiée sera repérée par des marques au feutre sur la peau protégées par des feuillets plastiques transparents (à ne pas effacer avant la fin du traitement de radiothérapie) ou des points de tatouage de la taille d'une marque de stylo.

En possession de toutes les données nécessaires à ces calculs (caractéristiques anatomiques, localisation et volume précis de la lésion à irradier par rapport aux tissus sains), le radiothérapeute choisira l'appareil le plus adapté à votre cas. Le radiophysicien calculera par ordinateur les modalités de votre traitement.

Cette étape de repérage dure au minimum 30 minutes et peut parfois être prolongée. Le traitement débutera quelques jours après le centrage.

La radiothérapie est réalisée tous les jours sauf le week-end. La durée est variable selon le type de tumeur et leur localisation. La date exacte de fin ne pourra vous être donnée à l'avance, car elle dépendra de votre tolérance au traitement.


Les effets secondaires

La plupart des personnes supportent bien la radiothérapie, mais il est possible qu'elle entraîne des effets secondaires désagréables. Ceux-ci sont en relation directe avec le volume irradié, la dose distribuée ; mais ils sont aussi liés à des facteurs individuels. Ces désagréments sont généralement passagers.
Les effets secondaires surviennent, en général, au milieu du traitement et régressent à l'arrêt de celui-ci. Ils sont limités à la zone irradiée.
N'hésitez pas à en parler avec le manipulateur(trice). Il (elle) connaît bien les réactions qui peuvent se produire et pourra vous conseiller. Il en informera immédiatement le radiothérapeute qui vous examinera si nécessaire et prendra toutes les mesures nécessaires.
Prenez note de toutes les questions qui vous tracassent, ainsi vous pourrez les poser à votre radiothérapeute lors de la consultation.

Les réactions cutanées

Après quelques semaines de traitement, une réaction cutanée type "coup de soleil" peut apparaître avec une peau rouge et sensible.
Parfois dans les semaines et les mois qui suivent l'arrêt de la radiothérapie, une hyperpigmentation persiste de type "bronzage" faisant suite au "coup de soleil".
Ces manifestations, d'intensité variable d'un patient à l'autre, peuvent être atténuées par des règles d'hygiène et de soins locaux adaptés.
Le médecin radiothérapeute et les manipulateurs (trices) vous conseilleront des produits (crèmes..) à appliquer au niveau cutané afin de limiter le "coup de soleil".

N'hésitez pas à en parler au médecin responsable de votre traitement et demandez-lui conseil avant d'utiliser vous-même un traitement.

D'autres effets secondaires peuvent exister, en fonction de la localisation de la radiothérapie votre radiothérapeute vous en informera.



Les précautions à prendre en cas de réactions cutanées

Certaines précautions locales sont à suivre pendant l'irradiation afin de limiter les effets indésirables au niveau cutané.

Nettoyez quotidiennement la peau à l'eau tiède et au savon de Marseille sans adjonction de parfum et sans utiliser de produit antiseptique irritant. Veillez à ne pas effacer les marques du repérage !

Ne savonnez pas directement la zone irradiée, laissez couler l'eau savonneuse sur la zone traitée.

Evitez les douches ou les bains trop chauds.

Séchez sans frotter, par tamponnement au niveau de la zone traitée.

En cas de démangeaison, ne grattez pas, mais essayez d'appliquer du talc.

Evitez de talquer dans les régions qui transpirent beaucoup (aisselles, plis de l'aine), cela peut aggraver l'irritation.

Evitez l'épilation ou le rasage pendant le traitement. Si l'irradiation porte sur le visage ou le cou, utilisez le rasoir électrique plutôt que la lame.

Ne mettez rien sur la zone irradiée en dehors de la crème recommandée par le médecin, pas d'eau de toilette, de déodorant, de cosmétique, d'alcool...

N'utilisez pas de ruban adhésif sur la peau de la zone traitée.

Ne portez pas de vêtements qui serrent (élastiques de slip, soutien gorge à armature) portez des sous-vêtements et vêtements souples, en coton ou en soie, plutôt qu'en laine et en synthétique, afin d'éviter les frottements sur la peau traitée.

N'exposez pas la zone irradiée à la chaleur (bouillotte, lampes à quartz ou à infrarouge).

Evitez toute exposition solaire pendant la période d'irradiation et jusqu'à un an après, afin d'éviter une hyperpigmentation cutanée. Par la suite, utilisez définitivement une crème à haut degré de protection sur cette zone lors de toute exposition solaire.

Aucun certificat médical ne dispense le port de la ceinture de sécurité, intercaler un tissu en coton (mouchoir) entre la zone traitée et la ceinture pour éviter le frottement, si la zone irradiée est intéressée par la ceinture.

 

 

La fatigue

Vous pourrez mener une vie normale pendant la durée de la radiothérapie mais souvent celle-ci fatigue. N'hésitez à vous reposer dès que la fatigue se fait ressentir, et ne vous surpassez pas. Faites une petite pause après le déjeuner, une sieste ou la lecture de votre livre ou journal préféré, allongé sur un divan.

La fatigue survient vers la troisième ou quatrième semaine du traitement et il est prudent de ne pas prévoir trop d'activités pendant cette période afin de ne pas devoir interrompre le traitement.
Si vous êtes en activité professionnelle, votre radiothérapeute vous conseillera afin que le traitement se déroule dans les meilleures conditions.



La perte d'appétit

Il est possible que vous perdiez un peu l'appétit pendant l'irradiation. Il est important de maintenir votre poids. Le corps a besoin d'une alimentation de qualité pour conserver sa résistance et sa capacité à lutter contre la maladie. Votre radiothérapeute vous conseillera pour les problèmes d'alimentation et vous prescrira éventuellement des complémentas alimentaires.




Tous ces phénomènes disparaîtront à la fin de la radiothérapie.

La radiothérapie ne fait perdre les cheveux que lors de l'irradiation cérébrale.
Pendant votre traitement par radiothérapie vous ne gardez rien de ces radiations. Vous n'émettez pas non plus de rayonnement qui pourrait être dangereux pour votre entourage, vous n'êtes pas "radioactif".

 


Conseils d'hygiène

Une bonne hygiène dentaire permet de limiter les aphtes et les mucites :
Parlez-en à votre médecin. Il vous conseillera sur les soins de bouche et les médicaments disponibles.

Utilisez une brosse à dents ultra-souple ou en poils de blaireau. Pour l'assouplir, passez-la sous de l'eau tiède avant de l'utiliser. Nettoyez bien la brosse à dents entre chaque brossage.

Optez pour un dentifrice sans menthol pour ne pas agresser vos muqueuses.

Lavez-vous les dents 3 fois par jour.

Si vous portez un dentier, nettoyez-le avec une lotion sans alcool et retirez-le pour dormir.

Pour rafraîchir votre bouche, rincez-la plusieurs fois par jour avec une solution aqueuse de bicarbonate de sodium (5 ml de bicarbonate de sodium + 500 ml d'eau). Demandez conseil à votre médecin.

 


Conseils d'alimentation

Buvez de l'eau tout au long de la journée pour lutter contre la déshydratation

Mangez souvent et préférez des aliments faciles à ingérer (purée, aliments mixés ou hachés)

Le tableau suivant rassemble quelques suggestion :

A éviter
A conseiller
Aliments acides ou aigres
Agrumes ( citron, pamplemousse, orange), cornichon, tomates Compote de pomme, salade de fruits, poires, laitages (fromages, crèmes)
Aliments secs
Pain, gâteaux, viandes, poulet Viandes hachées, émincées ou cuites dans du bouillon
Biscuits trempés dans du lait, crème-dessert, flans
Aliments croquants
légumes crus et fruits fermes,
riz nature,
Céréales, chips
Fruits tendres ou en purée
Plats de pâtes, légumes en purée (pommes de terre, courgettes, carottes)
Boissons
Bière,
vin,
alcool
Lait,
jus de fruit (sauf orange, raisin),
sodas "éventés"
Aliments trop chauds et trop froids
Café, thé, soupes chaudes, glaces et crèmes glacées Boissons tièdes
Aliments épicés et assaisonné
Chili, vinaigre, moutarde Crème aux fines herbes

 

 


Prothèses capillaires

Certains produits de chimiothérapie induisent une chute des cheveux. Afin de limiter le traumatisme psychologique, vous pouvez décider de porter une perruque.
Plusieurs modèles peuvent vous être proposés : courte, longue et mi-longue. Il est conseillé de choisir une coupe, sans raie avec des mèches vers l'avant du visage afin de cacher les racines qui constituent la démarcation de la perruque.
Le coiffeur pourra vous conseiller et vous présenter des modèles de la couleur naturelle de vos cheveux.
Vous pouvez anticiper et choisir une perruque avant le début du traitement Dès le début de l'alopécie, la perruque sera prête et vous pourrez la porter. Ainsi, vous et votre entourage pourrez vous habituer à ce nouveau "look".

Prescrite par votre médecin, la perruque est remboursée en partie (sur la base d'un forfait) par la Sécurité Sociale sur présentation de l'ordonnance. Il est préférable de prévoir une demande d'entente préalable. Votre mutuelle pourra compléter le remboursement. Renseignez-vous auparavant auprès de votre mutuelle afin d'évaluer le budget dont vous disposez. Le prix des perruques est très variable en fonction de la qualité (cheveux naturels ou non, etc.).

Les cheveux commencent à repousser dès la fin du traitement et il faut compter deux mois environ pour avoir l'équivalent d'une coupe courte. Parfois, les cheveux repoussent dans leur couleur initiale alors qu'ils étaient blancs avant leur chute.

 

Prothèses mammaires

Plusieurs techniques sont disponibles.

La prothèse externe :

La prothèse mammaire externe, généralement en silicone, se porte dans un soutien-gorge prévu à cet effet. Plusieurs modèles et plusieurs formes de prothèses existent pour s'adapter au mieux à votre corps, et les modèles de soutiens-gorges sont aussi jolis que les soutiens-gorges classiques.

La prothèse externe permet de retrouver rapidement, et sans opération chirurgicale, votre image féminine. Votre médecin saura vous conseiller dans votre choix.

La reconstruction par prothèse interne :
Cette technique nécessite d'avoir des tissus cutanés de bonne qualité et en quantité suffisante.
Elle présente l'avantage d'être simple, avec une durée d'hospitalisation courte et peu traumatisante. Elle ne nécessite pas de cicatrice supplémentaire car la prothèse est mise en place par la cicatrice de la mastectomie.

Cependant, elle peut entraîner certains inconvénients :



l'harmonie entre les deux seins peut être difficile à obtenir

la prothèse étant un corps étranger à l'organisme, peut parfois provoquer une réaction fibreuse qui peut être douloureuse et qui forme une coque qui arrondit le sein et le durcit. Elle nécessite souvent d'être changée dix ans après la première intervention.

Parfois, la prothèse est mise en place après une technique dite d'expansion tissulaire. Cette technique consiste à distendre progressivement la peau du thorax et le muscle sous-jacent : une prothèse provisoire est gonflée progressivement pendant deux à trois mois et sera remplacée ensuite par une prothèse définitive.

La "reconstruction par lambeaux musculo-cutanés" est une méthode qui ne fait pas appel à une prothèse.